Photo IALangoustines entières cuites à l'eau
Des queues de langoustine pochées doucement, servies avec du pain, du beurre et de la mayonnaise.
Les étiquettes sont déterminées automatiquement à partir des ingrédients et peuvent être incorrectes. Vérifiez l'emballage si cela est important pour vous.
Ingrédients

- 1 kg Queues de langoustines
- 2 l Eau
- 1 pièces Citron zeste et jus
- 1 botte Aneth frais
- 1 pincée Poivre de Cayenne
- 4 c. à soupe Sel
- 1 pincée Poivre noir fraîchement moulu
- 4 pièces Pain par exemple au levain
- 50 g Beurre
- 1 pièces Citron en quartiers
- 100 ml Mayonnaise
Étapes
Portez une grande casserole d'eau à ébullition. Quand l'eau bout, ajoutez le jus de citron, le zeste de citron, l'aneth, le poivre de Cayenne, le sel et le poivre.
5 minPlongez les queues de langoustines dans l'eau à peine frémissante, en veillant à ce qu'elle ne rebouille pas — maintenez la température à 90 degrés en vérifiant avec un thermomètre. Les langoustines remontent à la surface une fois cuites et ne doivent rester dans l'eau qu'une à deux minutes maximum.
2 minÉgouttez et servez immédiatement les langoustines chaudes et fumantes. Si vous les servez un peu plus tard, soyez particulièrement attentif : retirez-les du feu et sortez-les de l'eau bouillante dès qu'elles remontent à la surface.
Servez les langoustines sur un grand plat avec du bon pain, du beurre, de la mayonnaise ou de l'aïoli et des quartiers de citron, pour arroser de jus cette savoureuse chair de fruits de mer.
La langoustine, c'est une chair qui ne pardonne rien. Elle est faite à quatre-vingt-dix degrés, pas à cent. Pourquoi : à cent degrés, l'eau bouillonne fort, et la protéine de la queue se contracte violemment, elle expulse son eau, et vous mangez du caoutchouc parfumé au citron. À quatre-vingt-dix, l'eau tremble, elle murmure, elle ne saute pas — la chair cuit en douceur, elle reste juteuse, élastique sous la dent sans être dure. C'est tout le mécanisme de ce plat : une bouillotte parfumée, pas une marmite en furie.
Le signal de cuisson n'est pas une minute sur une montre, c'est la langoustine elle-même : elle remonte à la surface. Tant qu'elle est crue, elle est plus dense que l'eau, elle reste au fond. Dès que la chair se raffermit et que l'air se dilate dans la carapace, elle flotte. C'est elle qui vous dit « je suis prête », pas votre chronomètre. Une fois montée, elle a droit à une minute, deux au grand maximum, avant de ressortir. Au-delà, elle recuit dans l'eau encore chaude et repart vers le caoutchouc qu'on voulait éviter.
Les queues de langoustines sont le cœur du plat, et leur qualité décide de tout le reste — ici il n'y a rien pour masquer une chair fade ou déjà abîmée par la congélation mal faite. Choisissez-les fraîches si vous en trouvez, ou surgelées mais décongelées lentement au réfrigérateur, jamais à l'eau tiède qui les gorge d'eau et dilue leur goût. Le critère : une chair ferme, nacrée, qui ne baigne pas dans un jus laiteux une fois décongelée — signe qu'elle a déjà beaucoup souffert du froid.
L'eau salée au gros sel, portée à ébullition avec citron, aneth et poivre, n'est pas un bouillon qu'on cherche à boire : c'est un bain parfumé qui infuse juste la surface de la chair pendant les deux minutes de cuisson. Le sel ici n'a pas vocation à saler en profondeur comme pour des pâtes, il assaisonne la pellicule extérieure — d'où les quatre cuillères, qui paraissent beaucoup mais se diluent dans deux litres d'eau. L'aneth est la classique compagne du poisson dans toutes les cuisines du Nord et de l'Est, parce qu'elle pousse facilement près de l'eau et masque sans l'écraser le goût iodé un peu fort des fruits de mer — à défaut, le fenouil frais ou le persil plat font un travail voisin, moins anisé mais honnête.
Le Cayenne n'est là que par petites touches : un fil de piquant qui réveille sans dominer, puisque la chair de langoustine est délicate et se laisserait facilement masquer par un piment franc. Le citron intervient deux fois et pour deux raisons différentes : le zeste et le jus dans l'eau de cuisson apportent de l'acidité et de l'arôme pendant la cuisson elle-même, les quartiers servis à part laissent chacun doser sa propre acidité au moment de manger, parce que tout le monde n'aime pas le même degré d'acide sur du fruit de mer.
Le pain, le beurre et la mayonnaise ne sont pas un décor, ils sont la vraie façon de manger ce plat : on décortique la langoustine avec les doigts, on trempe la chair dans le beurre fondu ou la mayonnaise, on essuie avec le pain le jus et le gras qui restent. Une bonne baguette croustillante fait très bien l'affaire à cette table, le pain au levain mentionné n'est qu'une variante plus rustique et plus acide, pas une obligation. La mayonnaise elle-même se fait maison en un quart d'heure, œuf, huile, moutarde, et elle vaut largement mieux qu'une industrielle fade qui n'apporterait que du gras sans caractère.
Il y a une vraie patience à avoir ici, et elle ne se mesure pas en minutes de cuisson mais en attention : rester devant la casserole, surveiller la surface de l'eau, guetter la remontée des queues une par une, ne pas se laisser distraire par autre chose en même temps. C'est un plat de cinq minutes de préparation et deux minutes de cuisson, mais ces deux minutes-là exigent toute votre présence, pas votre absence.