Photo IASalade d'avocat et de thon
Une salade fraîche au thon, à l'avocat et aux tomates, relevée d'olives noires, de câpres et de basilic.
Les étiquettes sont déterminées automatiquement à partir des ingrédients et peuvent être incorrectes. Vérifiez l'emballage si cela est important pour vous.
Ingrédients

- 150 g Thon
- 1 pièces Avocat mûr
- 6 pièces tomates cerises allongées
- olives noires selon le goût
- Câpres selon le goût
- Sel selon le goût
- Poivre noir selon le goût
- Huile d'olive selon le goût
- Jus de citron selon le goût
- vinaigre balsamique selon le goût
- Basilic selon le goût
Étapes
Vérifier la maturité de l'avocat, le couper en deux, retirer le noyau, le peler et le couper en tranches ou en morceaux.
Déposer l'avocat dans un saladier et arroser de jus de citron.
Laver soigneusement les tomates cerises allongées et les couper en quartiers.
Égoutter le thon de son huile et l'émietter à la fourchette.
Mélanger le thon, les quartiers de tomates, les tranches d'avocat, les olives noires et les câpres.
Assaisonner de sel, de poivre noir, d'huile d'olive, de vinaigre balsamique et de feuilles de basilic.
Servir la salade bien fraîche.
Une salade d'avocat et de thon, ça n'a l'air de rien, et c'est bien le problème : il n'y a aucune cuisson pour rattraper une erreur. Pas de feu qui masque un mauvais produit. Ici tout repose sur trois choses qui doivent être justes au moment où vous les touchez : l'avocat mûr à point, le thon bien égoutté, et l'assaisonnement versé au dernier moment.
L'avocat mûr, on ne le devine pas en le regardant, on le sent en appuyant doucement avec le pouce près du pédoncule : ça cède un peu, sans s'enfoncer comme dans du beurre mou. Trop dur, il reste fade et fibreux sous la dent. Trop mou, il devient une pâte brunâtre qui a déjà commencé à s'oxyder de l'intérieur — et c'est exactement pour éviter ce brunissement qu'on l'arrose de jus de citron dès qu'il est coupé, pas pour le goût acide en soi, mais parce que l'acide ralentit l'oxydation de la chair exposée à l'air. Certains disent qu'il faut couper l'avocat en tout dernier pour qu'il ne noircisse pas. Non, parce que justement la recette prévoit l'inverse : on le coupe tôt, on le cite au jus de citron tout de suite, et ça suffit à le tenir le temps de préparer le reste.
Le thon : en boîte, c'est la norme ici, et il faut juger sur l'égouttage plus que sur la marque — un thon au naturel s'égoutte vite et sec, un thon à l'huile demande qu'on le presse un peu contre la paroi de la boîte avant de l'émietter, sinon toute cette huile se retrouve dans la salade sans qu'on l'ait choisie. On l'émiette à la fourchette, pas au couteau, pour garder des flocons irréguliers qui accrochent la vinaigrette, plutôt qu'une pâte compacte.
Les tomates cerises allongées, sortes parfois appelées tomates datterino ou similaires, ont une chair plus dense et moins d'eau qu'une tomate cerise ronde classique : c'est pour ça qu'on les choisit, elles tiennent mieux en quartiers sans partir en bouillie. À défaut, une tomate cerise ronde fait l'affaire, à condition de l'épépiner un peu si elle est très juteuse — le critère, c'est la fermeté de la chair, pas la forme.
Les olives noires et les câpres jouent le même rôle dans cette salade : apporter du sel et de l'acidité concentrée, par petites touches, pour réveiller l'avocat qui, lui, est doux et presque sans caractère. On les dose selon le goût justement parce que leur salinité varie énormément d'un bocal à l'autre — mieux vaut goûter une câpre et une olive avant de saler le reste du plat, sinon on risque de doubler le sel.
L'huile d'olive et le vinaigre balsamique : l'huile porte les arômes, le vinaigre balsamique apporte une pointe sucrée-acide qui contraste avec le jus de citron déjà présent sur l'avocat — les deux acides ne se concurrencent pas vraiment, parce que le citron est resté sur l'avocat et le balsamique arrive à l'assaisonnement général, sur le thon et les tomates. Une bonne huile d'olive fruitée fait une vraie différence ici, puisqu'elle n'est jamais cuite et qu'on la goûte telle quelle.
Le basilic, en feuilles fraîches, apporte ce vert tranchant qui manque sinon à une salade entièrement composée de produits riches et ronds — avocat gras, thon, olives. On le déchire à la main plutôt qu'on le coupe au couteau, pour éviter qu'il noircisse sur la tranche métallique.
Côté repas, rien n'empêche de poser ça avec du pain à côté, comme on le fait d'habitude : le pain ramasse l'huile d'olive et le jus qui restent au fond de l'assiette, et c'est bien là sa fonction la plus honnête, sans qu'il faille en faire une règle absolue de la recette elle-même.