Photo IAMuffins aux pommes
Des muffins aux pommes moelleux, parfumés à la cannelle et à la cardamome, avec un cœur de pommes fondantes et des noisettes croquantes.
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Ingrédients
- 150 g Beurre mou, à température ambiante
- 175 g Sucre
- 2 pièces Œufs
- 100 ml Yaourt
- 30 g Farine complète
- 100 g Farine
- 1 c. à café Cardamome moulue
- 1 c. à café Cannelle moulue
- 1.5 c. à café Levure chimique
- 1 pincée Sel
- 40 g Noisette finement hachée
- 200 g Pomme coupée en petits dés
- 1 c. à soupe Sucre pour saupoudrer
Étapes
Battre le beurre avec le sucre jusqu'à obtenir une masse légère et homogène.
Ajouter les œufs un par un, en battant bien après chaque ajout.
Incorporer ensuite le yaourt et la farine complète.
Mélanger la farine, la cardamome, la cannelle, la levure chimique et le sel, puis tamiser sur la pâte.
Mélanger délicatement la pâte, puis ajouter les noisettes.
Ajouter les dés de pomme et les incorporer délicatement à la pâte.
Répartir la pâte dans les moules à muffins.
Saupoudrer d'un peu de sucre et faire cuire dans un four préchauffé à 175°C à chaleur tournante pendant environ 20 minutes, jusqu'à ce que les muffins soient bien cuits à l'intérieur.
20 minLaisser tiédir les muffins aux pommes fraîchement cuits sur une grille avant de servir.
Un muffin aux pommes, ce n'est pas un gâteau miniature raté qui a eu la maladresse de monter en dôme. C'est une pâte battue-crémée, du genre cake, mais chargée d'assez de levure chimique pour qu'elle pousse vite et fort dans un moule étroit, avant même que la structure ait eu le temps de se figer. D'où le dôme craquelé, la texture plus aérée et plus courte en bouche qu'un cake tranché. Rien de magique : beaucoup de levure, four chaud, moule petit.
Ce qui décide de la réussite, c'est l'étape 1 et rien d'autre après. On bat le beurre mou avec le sucre jusqu'à ce que la masse pâlisse et double presque de volume : on n'incorpore pas du sucre dans du beurre, on fouette de l'air dans de la graisse, des milliers de petites bulles retenues par les cristaux de sucre qui raclent la matière grasse. Ces bulles-là, et elles seules, feront lever le muffin au four avec la levure chimique en renfort. Si le beurre est froid et dur, il ne s'aère pas, il s'écrase ; la pâte restera dense même avec toute la levure du placard.
Après ça, la règle est inverse : on mélange le moins possible. Dès que la farine tombe dans la pâte, chaque tour de cuillère développe le gluten, et un gluten trop développé donne un muffin élastique, presque caoutchouteux, qui a des tunnels au lieu d'une mie régulière. On incorpore donc "délicatement", comme c'est écrit, et pas pour faire joli : c'est le seul moyen d'éviter ce défaut précis. Les dés de pomme et les noisettes suivent en dernier, pour la même raison, le plus tard possible et le plus court possible.
Le beurre : il doit être mou au point de s'écraser sous le doigt sans effort, pas fondu, pas huileux. Un beurre trop chaud devient liquide et ne retient plus les bulles d'air qu'on essaie d'y fouetter ; la pâte retombe, le muffin sera plat et dense. Sorti du frigo une heure avant, posé près d'une fenêtre ensoleillée, ou coupé en petits dés pour accélérer, peu importe la méthode, seul l'état compte.
Les œufs, un par un en battant bien entre chaque : c'est pour que l'émulsion beurre-sucre-œuf ne tranche pas. Si on verse les deux œufs d'un coup dans un mélange encore froid, l'eau des œufs se sépare du gras du beurre, on obtient une bouillie granuleuse au lieu d'une crème lisse. Les œufs doivent être à température ambiante pour la même raison, un œuf glacé fait chuter la température du mélange et fige le beurre en petits grains.
Le yaourt apporte de l'acidité et de l'humidité, il garde la mie moelleuse plusieurs jours et aide la levure chimique à bien travailler. À défaut, un fromage blanc ou une crème fraîche liquide un peu allongée fait le même office : le critère, c'est un produit laitier légèrement acide et crémeux, pas sec.
La farine complète en petite quantité donne un peu de mâche et de goût de céréale sans alourdir toute la pâte ; si on ne l'a pas sous la main, on la remplace simplement par de la farine blanche, le muffin sera un peu plus fin en texture, ce n'est pas un drame. La cardamome et la cannelle ne sont pas interchangeables au même dosage : la cardamome est plus discrète et plus fraîche, la cannelle plus chaude et plus présente, ensemble elles évitent que le parfum ne devienne monocorde et uniquement "épice à tarte".
La levure chimique, c'est le moteur de la montée rapide ; on la tamise avec la farine pour qu'elle se disperse uniformément, sinon on trouve des poches qui lèvent plus que d'autres et des creux ailleurs. Le sel, en pincée, n'est pas là pour saler, il est là pour réveiller le sucre et l'arôme des épices, un muffin sans sel a un goût plat même sucré à bon niveau.
Pour la pomme, on choisit une variété qui tient à la cuisson plutôt qu'une qui part en compote, le genre qui garde une petite résistance sous la dent même après vingt minutes de four. On la coupe en petits dés pour qu'elle cuise au même rythme que la pâte autour, un dé trop gros reste cru au centre pendant que la pâte est déjà cuite. Les noisettes, finement hachées, apportent du croquant sans gêner la découpe en bouche ; à défaut, des noix ou des amandes font le même travail, le critère étant un fruit à coque qui ne rend pas d'huile excessive à la cuisson.
Sur le four préchauffé à chaleur tournante, à 175°C : c'est une température qui laisse le temps à la pâte de monter avant que la croûte ne se forme et ne bloque l'expansion, trop chaud et le dessus durcit trop vite, créant ces dômes qui éclatent sur le côté au lieu de monter proprement. Sur une plaque domestique, les emplacements ne chauffent pas tous pareil, le muffin du fond ou du coin colore souvent plus vite, mieux vaut surveiller à l'œil la dernière minute plutôt que de faire confiance aveuglément à la minuterie. On sait que c'est cuit quand une lame plantée au centre ressort sans pâte collée, humide mais propre, et que le dessus résiste légèrement au doigt sans s'enfoncer.