Pinsa romanaPhoto IA

Pinsa romana

Une pinsa romaine à la pâte légère et croustillante, garnie de sauce tomate et de fromage fondant.

Portions: 3 Pâtisserie
VéganContient: gluten, soja
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Ingrédients

Pinsa romana — ingrédients: Farine de blé type manitoba, Farine de soja, Farine de riz, Levure de boulanger sèche, Sel, Eau

Étapes

  1. Dans le bol d'un robot pâtissier, réunissez la farine manitoba, la farine de soja et la farine de riz, puis mélangez à vitesse lente pour bien homogénéiser.

  2. Ajoutez la levure et environ la moitié de l'eau, le reste étant versé progressivement. Ajoutez le sel puis versez l'huile d'olive en filet.

  3. Ajoutez encore un peu d'eau et augmentez la vitesse du robot. Continuez de pétrir en ajoutant l'eau peu à peu, jusqu'à obtenir une pâte compacte, lisse, qui se détache des parois du bol.

  4. Transférez la pâte sur le plan de travail et formez une boule en rabattant plusieurs fois les bords.

  5. Placez la pâte dans un saladier légèrement huilé d'huile d'olive, couvrez d'un torchon et laissez lever à température ambiante.

    150 min
  6. Divisez la pâte en 3 pâtons de 300-350 g chacun. Façonnez chaque pâton en rabattant plusieurs fois à la main.

  7. Déposez les pâtons dans un récipient saupoudré de farine de riz ou de semoule, couvrez et laissez lever à température ambiante.

    150 min
  8. Transférez la pâte sur le plan de travail saupoudré de semoule et étirez chaque pâton avec les doigts.

  9. Répétez de l'autre côté en retirant l'excédent de semoule, puis transférez la pinsa sur une pelle à pizza ou une plaque de cuisson.

  10. Saupoudrez la surface d'origan, puis étalez la sauce tomate.

  11. Faites cuire au four préchauffé à 250°C, 8-10 minutes.

    9 min
  12. Ajoutez le provolone coupé en morceaux (ou un autre fromage) et remettez au four encore 5-6 minutes.

  13. Lorsque la pinsa est prête, arrosez-la d'huile d'olive et servez.

Ce qui a été modifié

La recette indique la température de cuisson en degrés pour s'adapter aux fours français.

La pinsa, ce n'est pas une pizza qui a raté son régime. C'est une pâte pensée pour être légère en bouche et croustillante dehors, moelleuse dedans, grâce à un mélange de trois farines et à une double levée longue. Ce qui décide de sa réussite, ce n'est pas le four — ici, un four d'appartement qui plafonne autour de 250°C fera très bien l'affaire, il n'y a pas besoin d'un four à bois napolitain — c'est le temps qu'on laisse à la pâte pour se détendre, deux fois, avant de la travailler.

Certains disent qu'il faut une pâte très hydratée pour faire une bonne pinsa. Non, enfin pas n'importe comment : ici on est à 70% d'eau par rapport à la farine, ce qui est déjà beaucoup pour une pâte qu'on doit pouvoir façonner à la main sans qu'elle colle partout. C'est le mélange des farines qui absorbe cette eau en douceur et donne cette texture alvéolée, pas l'eau toute seule qui fait le miracle.

La vraie clé, c'est la patience, deux fois: une première levée de la pâte en boule, une deuxième après division en pâtons. Sauter une étape ou la raccourcir, et vous aurez une pâte qui se rétracte dès que vous essayez de l'étirer avec les doigts, parce que le gluten n'a pas eu le temps de se détendre. C'est le défaut classique: on veut aller vite, la pâte résiste, on tire plus fort, elle se déchire ou reprend sa forme ronde comme un élastique.

La farine manitoba, c'est une farine forte, riche en gluten. Elle est faite pour les pâtes qui lèvent longtemps, comme ici avec deux repos de deux heures et demie chacun. Une farine faible, type 45 classique, se relâcherait avant la fin et donnerait une pâte plate, sans tenue. En France, à défaut de manitoba, cherchez une farine de gruau ou une T45 à haute teneur en protéines indiquée sur le paquet — c'est le taux de protéines qui compte, pas le nom sur l'emballage.

La farine de soja et la farine de riz, elles, ne sont pas là pour le goût mais pour la texture: elles cassent un peu la structure trop élastique du gluten pur, ce qui donne cette mie plus légère et ce croustillant particulier à la pinsa, différent d'une pâte à pizza classique entièrement en blé. Si vous n'en trouvez pas, une petite proportion de farine de maïs fine ou de fécule de pomme de terre peut jouer un rôle proche: casser la chaîne de gluten sans trop diluer la force de la farine principale. Ne cherchez pas à les remplacer par plus de manitoba, le résultat ne serait plus une pinsa mais une pizza.

La levure: sèche ou fraîche, l'important est le rapport, environ un tiers du poids en passant de fraîche à sèche. Avec seulement 2g de levure sèche pour 550g de farine, on est sur une fermentation lente, pas sur un levain express. C'est voulu: moins de levure, plus de temps, ça donne une pâte qui a plus de goût et qui digère mieux, parce que les sucres et le gluten ont le temps de se transformer tranquillement plutôt que d'être poussés à la levure.

Le sel: il freine la levure, donc on ne le met jamais directement en contact avec elle au début du pétrissage, c'est pour ça qu'on l'ajoute après avoir versé la première moitié d'eau et la levure. Un détail qui évite une levée capricieuse, où certaines zones de la pâte montent et d'autres non.

Pour la garniture, le provolone fond bien et a un goût assez marqué pour tenir face à la sauce tomate et l'origan, mais le critère pour en changer, c'est un fromage qui fond sans rendre trop d'eau et qui a du caractère: une mozzarella bien égouttée marche, un comté jeune aussi, à condition de ne pas noyer la pinsa sous une mare de liquide qui détremperait la pâte déjà fine. En France, où le fromage se garde traditionnellement pour après le plat, ici il vit dessus, cuit avec: pas de embarras à avoir, c'est la logique du plat, pas une provocation culinaire.

Sur la cuisson en deux temps: d'abord la pâte avec la sauce sans fromage, puis le fromage ajouté après, remis au four. Ça évite que le fromage ne brûle ou ne devienne caoutchouteux pendant que la pâte termine de cuire et de dorer. Un four domestique chauffe souvent moins fort et moins vite qu'un four professionnel, donc surveillez la couleur de la croûte plutôt que l'horloge: quand les bords sont dorés et légèrement boursouflés, c'est prêt pour le fromage, pas avant.

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